Pleurez comme des lâches, vous qui n'avez pas su défendre les démocrates

Félix de la Fuente

Dimanche, 1er Octobre, le référendum d'indépendance catalan interdit par l'état espagnol, s'organise dans un chaos complet. Mais comment en sommes-nous arrivés là? Comment avons-nous permis que la situation en Catalogne et en Espagne se dégrade de telle façon? se demande Félix de la Fuente.

Partisan citoyen, il appelle à une urgente et nécessaire refonte du système politique espagnol en faillite pour sortir de l'impasse autonomiste, plus particulièrement de la crise catalane.

C'est tout un système qu'il accuse, les partis politiques nationaux et les partis indépendantistes, le Roi d'Espagne, les médias, qui ont laissé la situation s’envenimer, non pour le bien "commun" (puisse-t-il être régional ou national), mais pour les intérêts de leurs partis, des intérêts bassement financiers. Car au delà de la bataille idéologique, qui ne répond pas aux besoins et attentes des citoyens, c'est bien une bataille pour la survie politique et financière. On l'a vu en France, la perte d'élus entraine une perte conséquente de moyens financiers et de vecteurs de communication pour le parti.

De ce fait "Le citoyen a été exclu de la vie politique en Catalogne, en Espagne et dans l'Union européenne" conclut Félix de la Fuente.

En effet, c'est la même voix de tous les souverainistes que l'on entend en Catalogne, en Espagne, en Europe, qui s'exprime dans la déconstruction, depuis le Brexit à l'avènement de partis extrémistes, comme l'AfD dernièrement en Allemagne, sans égard vis à vis de ceux qu'ils contraignent à la rupture. Aucun européen n'a été invité à se prononcer sur le Brexit.

Le référendum n'aura sans doute pas lieu, certes, mais, la situation en Catalogne va-t-elle s'améliorer pour autant? Et que se passera-t-il lorsque la garde civile et la police nationale se seront retirées? Les partis politiques accepteront-ils de résoudre les problèmes qu'ils ont eux-mêmes créés, alors qu'ils ont eux-même créé les inégalités devant la loi et les privilèges de certains? A quoi ressemblera le dialogue avec les indépendantistes?

Il serait sans doute temps, conclut Félix de la Fuente, in fine, de demander à tous les Espagnols s'ils sont satisfaits de la marche actuelle des autonomies et ce qui devrait être changé dans ce processus. C'est peut-être cette consultation-là qu'attendent les Espagnols? Sinon le seul choix serait effectivement l'offre présente sur la table et dans les urnes: rompre en optant pour une voie qui ne fait à ce jour pas l'unanimité, mais qui permet de sortir d'un système politique en faillite. Il sera alors trop tard pour  venir pleurer...